Paul-Utzschneider

Faïencier Sarregueminois

Catégorie : Non classé

Histoire de la ville de Sarreguemines

Les débuts de Sarreguemines.

Sarreguemines qui autrefois s’appelait Gaemundia s’est développée grâce à sa situation géographique idéale. C’est notamment grâce à la construction d’une route qui en a fait un passage obligé entre le Nord et le Sud ainsi que l’Est et l’Ouest.

Sarreguemines était un fief appartenant au Ducs de Lorraine qui s’est affirmé grâce à son caractère militaire et son administration judiciaire et fiscale. La ville a ainsi imposé son pouvoir aux villages des alentours. Elle n’était plus sous l’autorité féodale grâce à une charte de franchise qui l’a rendue indépendante au 14e siècle, elle a donc été géré par une municipalité autonome.

Suite à cela, la ville se développe principalement sur l’aspect militaire, administratif et commercial. Malheureusement, la guerre et les épidémies ont souvent freinés son développement.

manufacture Sarregueminoise

manufacture Sarregueminoise

Son développement

Au milieu du 18e siècle, une réforme et des traités d’échanges entre la France et l’Allemagne ont harmonisés les limites du ressort judiciaire et fiscal. C’est ainsi qu’un que ne nombreux villages se sont ensuite regroupés autour de Sarreguemines de manière homogène.
Le commerce de la ville accroit ensuite grâce à l’importation du bois de Hollande ainsi qu’au commerce du textile local. S’ajoute ensuite à cela, une nouvelle activité : la faïencerie.

Sarreguemines est par la suite fortement marqué par le traité de Vienne qui la place face à la Prusse. Elle doit de ce fait se démarquer et elle s’impose par un dynamisme économique exceptionnel. C’est à cette période que les grands noms de l’industrie apparaissent comme Utzschneider, de Geiger, Jaunez ou encore Huber.

Ces grands noms ont permis à la région de se désenclaver notamment grâce à la création de voies de communication tels que les routes, les chemins de fer ou les canaux. Sarreguemines connait alors une expansion phénoménale. La population de Sarreguemines était de 6.000 en 1850, 14.000 en 1900 et 23.000 près d’un siècle plus tard.

Sarreguemines détruit

Sarreguemines détruit

De sa reconstruction à nos jours.

A la fin de la première guerre mondiale, Sarreguemines et ses alentours ont souffert de la frontière allemande proche car il s’agissait de l’ennemi. La ville se serait bien passée de cette situation car la ligne Maginot en a fait la première ville lors de l’arrivée en France. Suite à la deuxième guerre mondiale, la ville est traumatisée et essaye de sortir peu à peu de cette mauvaise passe.

La reconstruction permet une rénovation moderne et adaptée aux exigences du nouveau monde. Les secteurs traditionnels tels que le textile ou la céramique sont en déclin. C’est donc les entreprises du bâtiments qui feront la réputation de Sarreguemines. Dans les années 60 à lieu un renouveau industiel. La proximité avec l’Allemagne à ouvert des perspectives économiques et commerciales prometteuses. L’idée d’un marché commun fait alors peu à peu son chemin.

Les frontières ayant disparue physiquement, cela permet à Sarreguemines de s’affirmer en tant que principal centre tertiaire de la Moselle Est. Sarreguemines est une ville dès à présent largement ouvert sur l’Allemagne mais également sur l’Europe

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Sarreguemines de nos jours

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L’architecture du château Utzschneider

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Château Utzschneider, devenu les locaux de la CASC ( communauté d’agglomération de Sarreguemines et confluences )

Les architectes

En 1906, la famille Utzschneider, très fortunée fait appel au beaux frères Geoffroy Jules Berninger et Henri Gustave Krafft. Tous deux sont des architectes strasbourgeois de renom. Geoffroy Jules Berninger a fait ses études d’architecte en Allemagne du Sud. Il a également étudié aux beaux-arts de Paris mais aussi fréquenté l’atelier Pascal à Paris. Il s’associe ensuite avec Henri Gustave Krafft, le frère de son épouse. Henri Gustave Krafft quant à lui a fait  l’école polytechnique de Stuttgart (1878-1880). Il a ensuite fait l’école des Beaux-Arts de Paris (1880 à 1886) dont il sortit premier. C’est en 1895 que Jules Berninger et Gustave Krafft deviennent associés. Gustave Krafft surveillait la partie artistique et technique. Jules Berninger se réservait le côté administratif et commercial. Bien qu’ils soient très académiques, leur projet d’architecture du château Utzschneider fut très créatif.

L’architecture du château

Le château a un toit mansardé et le bâtiment est très imposant. Il a une façade très asymétrique avec du coté gauche une tour rectangulaire et à droite une tour polygonale coiffée d’un dôme à lanternon. Les colonnes néo renaissance à l’entrée et les pignons triangulaires s’associent harmonieusement aux formes médiévales des tourelles et à l’emploi des pierres de taille.La façade du coté jardin se trouve quand à elle d’une symétrie parfaite avec au milieu un escalier monumental ainsi qu’un balcon énorme soutenue par quatre colonnes qui font office de portique. Les deux grandes inspirations de ce majestueux château sont le moyen âge ainsi que la renaissance. Le château est fait de briques rouge pour souligné le caché local. Les corniches sont en pierre de taille et les soubassements en pierre bosselée.

A cheval sur les deux bans, le domaine assure une jonction harmonieuse des bas de Neunkirch et de Sarreguemines.

La maison possède de nombreuses dépendances et 7 hectares de terrain, en 1911, la maison était estimé à à peu près 300 000 Marks.

Histoire du château Utzschneider

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Château Utzschneider tel qu’il a été construit.

Les débuts du château Utzschneider.

Le château Utzschneider à une grosse histoire. Il à été construits par les descendants direct du faïencier Paul Utzschneider qui à donner de la noblesse à la céramique Sarregueminoise. Le château fut construit au XXe siècle et Paul ne le vit donc jamais…

La propriété appartenais à la Mme Utzschneider, née Zorn-Plobsheim. Son mari, Paul Maximilien est décédé plutôt jeune, en 1891 en laissant derrière lui une femme veuve et propriétaire d’un vrai palace. Paul Maximilien exploitait plusieurs grosses fermes des environs, il était à la tête d’une écurie de chevaux de course et s’adonnait donc à l’élevage de ceux-ci. Son fils ainé continuera et fera perdurer son ativité jusqu’en 1918, d’où la présence d’écuries reconverties dans le paysage actuel.

Le château Utzschneider est un symbole de germanisation dans le paysage Français car il fut poursuivie par les Allemands entre 1871 et 1918.

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Château Utzschneider détruit.

Temps de guerre.

Dès la seconde guerre mondiale, le bâtiment connut un sort mouvementé. D’abord complètement pillée pendant l’évacuation, la demeure fut mise sous séquestre par les Allemands. Elle abrita un camp de prisonniers et a ensuite été convertie en école d’administration nationale-socialiste. A la libération, la bâtisse fut réquisitionnée par les Américains puis fut entièrement ravagées pas les flammes d’un incendie le 10 mai 1945. Le bâtiment fut réduit en ruine et servit comme terrain de jeu jusque dans les années 50.

L’après guerre.

Marcel Pierron, un jeune industriel dynamique acheta ce qu’il restait du château. Il sauva les pans de murs restants en les couvrants avec un toit provisoire. Il transforma les restes de la bâtisse en hall d’exposition pour ses produits. C’est la communauté d’agglomération de Sarreguemines qui a permit une restauration conforme à l’esprit originel.

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Château Utzschneider aujourd’hui

 

L’histoire n’a pas épargné la demeure qui à un lourd passé, c’est ce qui la rend aussi jolie et précieuse.

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Festival de la Saint Paul 2016

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Affiche de la Saint-Paul 2016

 

En 2016, le festival de la Saint Paul a eu lieu le week end du 25 et 26 juin et ce fut la 25ème édition.

Fanfares et déambulations

La ville a donc aménagé toutes les rues du centre ville pour ce joyeux week end. Le programme de ces deux jours était ainsi bien chargé, les fanfares et déambulations commençaient dès 13h30 pour se finir à 21h. Toutes les demis heures une autre troupe faisait alors son défilé.

Programmation du 1er jour

Samedi 25 juin
13h30 : Cie des Zü-Percut
14h30 : Cie C’est pAs nOus
15h00 : Fanfare RockBox
15h30 : Cie le Masque en mouvement
16h00 : Fanfare The Brass One
16h30 : Cie Macadam Théâtre
17h00 : Fanfare RockBox
17h30 : Cie des Zü-Percut
18h00 : Fanfare The Brass One
18h30 : Cie le Masque en mouvement
19h00 : Batucada les Z’enflammés
19h30 : Cie Macadam Théâtre
20h00 : Fanfare RockBox
20h30 : Cie des Zü-Percut
21h00 : Batucada les Z’enflammés

Spectacles en continu

Des spectacles se sont joué en continu dans l’épicentre du festival, sur la place de la République qui a alors accueillie en continu les meilleures compagnies d’art de rue avec une programmation vitaminée, un mélange de spectacles acrobatiques et également de fanfares survoltées.

Programmation du 1er jour

Samedi 25 juin
14h30 : Fox Compagnie
15h15 : Fanfare RockBox
15h45 : Immo
16h45 : Cie Progéniture
17h45 : Fox Compagnie
18h30 : The Brass One
18h45 : Immo
19h45 : Batucada les Z’enflammés
20h30 : Cie Progéniture
21h30 : Batucada les Z’enflammés

Spectacles de renom

La Saint Paul accorde également une grande importance aux spectacles visuels. Deux compagnies renommées ont donc proposer leur spectacle de haute volée. Premièrement les Insubmersibles de la compagnie Un de ces 4  ont  embarqué le public pour une croisière hors-norme ! Deuxièmement, la Compagnie Cirk BiZ’arT, qui quant à elle, a fait vivre un moment inoubliable en dépoussiérant le cirque à l’ancienne sur un rythme tout aussi soutenu que hilarant, cela, rue du maire Massing.

Musique

Différents groupes de musiques ce sont succédés sur la scène de 11h à 20h sur la place du marché.

Rue des potiers

Le patrimoine historique de la ville a été mis à l’honneur lors du festival.  19 potiers ont alors proposer leurs créations originales rue Poincaré de 10h00 à 21h00 les 25 et 26 juin. Ils ont réalisés des démonstrations de tournage, de modelage et également de décoration. Un atelier a ensuite été proposé aux enfants qui ont pus créer des oeuvres éphémères.

Spectacle nocturne

Pour le 25ème anniversaire du festival, la ville a concocté un spectacle nocturne de la troupe Abysse. Il a eu lieu samedi 25 juin dès 22h00 – Départ Place de la République puis spectacle fixe sur le parking de la Mairie.

Un immense cortège lumineux a ainsi déambulé dans la nuit. Des Taikos (tambours japonais) ainsi que des sons électros ont rythmé ce passage musical et festif. Des méduses lumineuses ont alors pris forme dans les rues de Sarreguemines accompagnées d’un majestueux Hippocampe et d’astres scintillants. « Abysses » est un spectacle éclatant durant lequel de véritables échassiers, Diables de mer, entraînent un majestueux char baptisé Océanis.

Ce grand show est une fresque lumineuse, c’est une véritable peinture aérienne à ne pas manquer autant pour son aspect artistique que inédit. La compagnie Remue-ménage a collaboré avec une centaine de collégiens de l’Institution Sainte-Chrétienne afin qu’ils puissent participer au spectacle. Des répétitions entre les élèves et la compagnie ont donc été organisées régulièrement pour une coopération sans faille et un show réussi entre petits et grands artistes !
 

Les enfants Utzschneider

Paul Utzschneider, a eu 3 enfants :

Charles Joseph Utzschneider

Il est né à Sarreguemines le 1er mars 1813. Il est le premier enfant de Paul Utzschneider, le directeur de la faïencerie de Sarreguemines.De 1848 à 1851 il fut capitaine de la garde nationale de Sarreguemines et son frère Maximilien, membre. Le 13 juin 1849 il épouse Marie Anne Bataille avec qui il aura trois enfants.
Actionnaire et administrateur dans la société de son père il s’occupe également de la fabrication de la savonnerie et des allumettes chimiques.
C’est en 1864, qu’avec son frère Maximilien Joseph et son neveu Edouard Jaunez, qu’il devient co-créateur de la société de dallages  « Utzschneider & Edouard Jaunez ».  Les premières dalles sont d’une si Mauvaise qualité qu’il se retire de l’affaire peu après.
Il est  élu conseiller général, puis en 1872 maire de Sarreguemines. Il est ensuite  la même année pour avoir tenu des propos jugés trop francophile dans un discours.
Charles-Joseph Utzschneider décéda à Sarreguemines le 4 mars 1876.

Pauline Utzschneider

Pauline Utzschneider est le deuxième enfant de Paul Utzschneide. Elle a épousé Alexandre de Geiger qui reprendra d’ailleurs la direction de faïencerie Sarreguminoises. Elle a eu 3 enfants avec ce dernier. Paul de Geiger (1837- 1913), qui prendra la suite de son père, consolidant le succès de l’entreprise. Berthe de Geiger, (1839 -1905), qui épouse l’ingénieurEdouard De Jaunez qui lui-même participe à l’essor des Faïenceries de Sarreguemines. Et leur dernier enfantr Élisa de Geiger (1846-1926).

Maximilien Joseph Utzschneider

Il est né à Sarreguemines le 27 février 1818.
Maximilien est le troisième enfant de Paul Utzschneider.
Le 20 octobre 1840 il épouse Elise Adélaïde Couturier mais il divorce rapidement d’elle, le 10 septembre 1877 sans enfant. Il se remarie le 18 février 1880 avec Marie Louise Richstein, mère de deux enfants qu’il adopte.
Tout comme son frère il est actionnaire de la faïencerie et il participe à la gestion des sociétés de savonnerie et d’allumettes chimiques. Il possède un moulin à plâtre et élève des chevaux ainsi que des vers à soie.
En 1864 avec son neveu Edouard Jaunez et son frère Charles Joseph Maximilien participe  à la création de la société de dallages « Utzschneider & Edouard Jaunez ». Contrairement à son frère il ne quitte pas la société et participe même à son développement. Il décède à Neunkich le 29 novembre 1891.

L’histoire des manufactures de Sarreguemines

L’histoire des manufactures spécialisées dans la faïencerie à Sarreguemines est très compliquée car la ville est passé par la guerre.

L’entre-deux-guerres

Après le Premier conflit mondial, le 8 mars 1920, les deux groupes (français et allemand) décident alors de se réunir en une nouvelle société : « Faïenceries de Sarreguemines Digoin et Vitry-le-François » , le siège de cette nouvelle société est de ce fait situé à Paris, 28 rue de Paradis. C’est la famille Cazal qui la dirigera jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Une fois la paix revenue, la faïencerie parfait ensuite les transformations qui ont été interrompues par la guerre et elle entreprend de grands travaux d’aménagement surtout auprès des canaux et des voies ferrées. C’est en 1922-1923 qu’est construit le grand bâtiment de la direction rue Poincaré. Cet immeuble est actuellement occupé par la mairie et le musée de la faïence de la ville. La production de carrelages s’intensifie et c’est en 1929-1930 que sera construit un grand magasin de carreaux et en 1930-1931 les bâtiments construits en 1880 seront rénovés et agrandis.

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Sarreguemines détruit, vue aérienne

Pendant la Deuxième Guerre mondiale

En 1939, la ville de Sarreguemines est évacuée et la production des usines situées à Sarreguemines est de ce fait arrêtée. Des cadres et des ouvriers non mobilisés sont évacués sur Digoin.
Fin 1940 et jusqu’à 1940, la fabrique n° 4 de Sarreguemines est réactivée et placée sous séquestre allemande. En 1942 la faïencerie est achetée par Villeroy et rattachée au groupe des faïenceries Villeroy et Boch.

De 1945 à nos jours

 Le 11 décembre 1944, à la libération de la ville, les usines de la faïencerie sont malheureusement en ruine. Dès le 18 décembre, M. Jean Cazal et de M. Louis Christ procède à la remise en état des batiments. Progressivement, les anciens fours sont remplacés par des fours tunnels. Les bâtiments, les ateliers, les voies ferrées, les canaux, les routes et les ponts sont remis en état ou reconstruits.

Une nouvelle centrale thermique et un nouveau bâtiment pour les presses à carreaux sont construits. En 1955, Sarreguemines aura repris son rang parmi les grands faïenciers exportateurs.
Contrairement à sa grande rivale de Mettlach, l’entreprise ne saura assurer une reconversion de ses productions. Malgré le grand succès du pyroblanc, une porcelaine surtout destinée à la vaisselle pour la restauration. Le groupe passera donc sous le contrôle des faïenceries de « Lunéville Saint-Clément » en 1979. En 1982, le site de Sarreguemines prend le nom de « Sarreguemines bâtiment « .

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La période Paul de Geiger

Paul a eu la direction de la manufacture car son père Alexandre de Geiger lui a cédé après l’annexion de l’Alsace Moselle.  La fabrique emploie à ce moment 1800 ouvriers et elle se classe au premier rang des faïenceries de France tant par la qualité de ses productions que par son chiffre d’affaires.

La période Paul de Geiger

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Paul de Geiger

Dès 1859, Paul dirige l’usine numéro 2 de la manufacture, et en 1864 il prend la direction technique des trois usines de la rive gauche de la Sarre. Ensuite, en 1867 qu’il reprend la direction générale.

Lorsqu’il succède à son père, Paul doit faire face aux dures conséquences de la défaite française puis à la nouvelle situation qui en découle car très francophiles, les ouvriers et employés de la faïencerie sont nombreux à émigrer.

Pour réussir à gérer l’augmentation du prix de ses produits qui sont taxés à 15% en France, Paul décide en 1876 de construire une usine sur le territoire français. La construction se fait alors à Digoin en Saône et Loire, cette nouvelle unité de production débutera en 1877.
Un nouvel entrepôt est créé à Vitry-le-François dans la Marne. Les marchandises acheminées par chemin de fer ou par voie fluviale y sont reconditionnées et expédiées à leurs destinataires français.

Plus tard, Paul de Geiger fait construire à Saint-Maurice près de Sceaux, une petite fabrique appelée « Saint-Maurice à Paris ». On y produisait des poêles et aussi des pièces élaborées dans les ateliers de décorations parisiens.
En 1880, commence la production de « céramique du bâtiment ». Ce sera à partir de 1890 que la grande période des panneaux décoratifs commencera. Ceux-ci  vont orner des maisons et des bâtiments de par le monde. Les modèles sont alors produits à Sarreguemines ou à Paris dans l’atelier de la Porte Blanche.

Le 13 juin 1913, l’entreprise n’est plus obligé d’être allemande. C’est donc en ce jour qu’elle se divise en 2 groupes différents : Une société à responsabilité limitée allemande, « La Société Utzschneider et Compagnie » et une société anonyme française, « Les Etablissements céramiques Digoin, Vitry-le-François et Paris ».

Après sa mort

A la mort de Paul de Geiger, les usines de Sarreguemines seront donc dirigées par M. Max Jaunez et M. Joseph Wintergeist (co-directeurs) et M. Joseph Leclerc (partie administrative).

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La période Alexandre de Geiger

 

Juste après la période Paul Utzschneider qui fut très aboutissante, arriva la période Alexandre de Geiger.

La periode Alexandre de Geiger

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Alexandre de Geiger

En 1836, Alexandre de Geiger succède à son beau-père à la tête de la manufacture. Afin d’agrandir et de moderniser son entreprise, Alexandre s’allie ensuite avec les familles des faïenciers sarrois voisins. Il s’agit des Villeroy de Vaudrevange (Wallerfangen) et les Boch de Mettlach. La nouvelle société qui est créée le 11 juillet 1838 deviendra donc la société « Utzschneider et compagnie ».

C’est ensuite sous les commandes d’Alexandre que la faïencerie prend rapidement une dimension industrielle. Il crée en effet trois usines entre 1858 et 1869. Dans ces usines on utilise des techniques modernes et on élabore des produits nouveaux comme par exemple une faïence dite « opaque ». Vers 1850 sera décorée grâce à un nouveau procédé d’impression utilisant des plaques obtenues par galvanoplastie. Elles sont reproductibles à l’identique et à l’infini, cela vers 1838. Ce procédé est beaucoup moins cher que l’impression à partir de plaques gravées et permet des productions en très grandes quantités. Les objets de luxe comme les grès polis et les faïences lustrées dites Burgos sont abandonnés. Elles sont trop chers à produire et moins à la mode du moment.

Le luxe n’est malgré tout pas délaissé c’est d’ailleurs vers 1855 que des porcelaines de qualité sont produites industriellement. Cela après le rachat des décors et des formes de la fabrique de Fismes (Marne) en 1862 et de l’usine de porcelaine Dubois à Limoges (Vienne) en 1867. Vers les années 1870 commencera la fabrication des « majoliques ». C’est un produit phare de Sarreguemines jusqu’à la Première Guerre mondiale. Sous le Second Empire,  les grès fins « historisants » ou de style rocaille sont à la mode et Sarreguemines en produit alors en grande quantité.

Fin de la période Alexandre de Geiger

Après l’annexion de l’Alsace Moselle, Alexandre conserve la nationalité française, quitte Sarreguemines et laisse la direction de la Faïencerie à son fils Paul. La fabrique emploie à cette période 1800 ouvriers et se classe au premier rang des faïenceries françaises tant par la qualité de ses productions que par son chiffre d’affaires.

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Les débuts de la période Paul Utzschneider

 

Début de la faïencerie


Dans les années 1970, les frères Nicolas et Augustin Jacoby ainsi que Joseph Fabry installent une poterie dans la petite ville de Sarreguemines. Ils y emploient une vingtaine d’ouvriers. En 1799, Paul Utzschneider rachète les parts d’Augustin Jacoby à sa femme qui est devenue veuve. En 1800, Jacoby se retrouve dans un situation compliquée. La difficulté financière de Jacoby lui fait alors céder ses parts à Fabry et Utzschneider. La petite entreprise faïencière deviendra alors “Fabry Utzschneider et compagnie”.

La période Paul Utzschneider.

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Portrait de Paul Utzschneider

Grâce à son inventivité ainsi que ses connaissances techniques dans la faïencerie Paul va faire connaitre un essor fulgurant à la petite entreprise “Fabry Utzschneider et compagnie”. Pour cela il sera aidé par le blocus de l’Angleterre qui à cette époque est le premier fournisseur d’Europe.

En 1812, l’usine compte 160 ouvriers et 7 fours à bois. C’est aussi à cette période que la production des grès polis commence. Le grès polis imite les pierres dures ou colorées qui égalent ceux produits par Wedgwood.

C’est également sous la direction de Paul Utzschneider que les nouvelles terres apparaissent comme la terre carmélite tellement fine que l’on appellera « porcelaine rouge » de Sarreguemines. La terre d’Egypte (un grès brun très fin) et la terre de Naples (jaune). En 1828, la faïencerie produit ses tout premiers décors imprimés à partir de gravures sur cuivre. Cela connaitra un fort succès.

En 1836, il confie la direction de la faïencerie à son gendre, le baron Alexandre de Geiger. La manufacture à ce moment compte 300 ouvriers, 3 moulins et 7 fours. Les fours utilisent désormais la houille combustible car la houille est bien plus performante que le bois. L’usine a depuis son début beaucoup évoluer. Paul Utzschneider était vraiment inventif et plein d’idée pour faire grandir sa faïencerie. Son action à la tête de l’entreprise et ses créations lui vaudront la Légion d’Honneur en 1819 et de nombreux prix aux expositions nationales et régionales.

 

 

 

 

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