Juste après la période Paul Utzschneider qui fut très aboutissante, arriva la période Alexandre de Geiger.

La periode Alexandre de Geiger

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Alexandre de Geiger

En 1836, Alexandre de Geiger succède à son beau-père à la tête de la manufacture. Afin d’agrandir et de moderniser son entreprise, Alexandre s’allie ensuite avec les familles des faïenciers sarrois voisins. Il s’agit des Villeroy de Vaudrevange (Wallerfangen) et les Boch de Mettlach. La nouvelle société qui est créée le 11 juillet 1838 deviendra donc la société « Utzschneider et compagnie ».

C’est ensuite sous les commandes d’Alexandre que la faïencerie prend rapidement une dimension industrielle. Il crée en effet trois usines entre 1858 et 1869. Dans ces usines on utilise des techniques modernes et on élabore des produits nouveaux comme par exemple une faïence dite « opaque ». Vers 1850 sera décorée grâce à un nouveau procédé d’impression utilisant des plaques obtenues par galvanoplastie. Elles sont reproductibles à l’identique et à l’infini, cela vers 1838. Ce procédé est beaucoup moins cher que l’impression à partir de plaques gravées et permet des productions en très grandes quantités. Les objets de luxe comme les grès polis et les faïences lustrées dites Burgos sont abandonnés. Elles sont trop chers à produire et moins à la mode du moment.

Le luxe n’est malgré tout pas délaissé c’est d’ailleurs vers 1855 que des porcelaines de qualité sont produites industriellement. Cela après le rachat des décors et des formes de la fabrique de Fismes (Marne) en 1862 et de l’usine de porcelaine Dubois à Limoges (Vienne) en 1867. Vers les années 1870 commencera la fabrication des « majoliques ». C’est un produit phare de Sarreguemines jusqu’à la Première Guerre mondiale. Sous le Second Empire,  les grès fins « historisants » ou de style rocaille sont à la mode et Sarreguemines en produit alors en grande quantité.

Fin de la période Alexandre de Geiger

Après l’annexion de l’Alsace Moselle, Alexandre conserve la nationalité française, quitte Sarreguemines et laisse la direction de la Faïencerie à son fils Paul. La fabrique emploie à cette période 1800 ouvriers et se classe au premier rang des faïenceries françaises tant par la qualité de ses productions que par son chiffre d’affaires.

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