L’histoire des manufactures spécialisées dans la faïencerie à Sarreguemines est très compliquée car la ville est passé par la guerre.

L’entre-deux-guerres

Après le Premier conflit mondial, le 8 mars 1920, les deux groupes (français et allemand) décident alors de se réunir en une nouvelle société : « Faïenceries de Sarreguemines Digoin et Vitry-le-François » , le siège de cette nouvelle société est de ce fait situé à Paris, 28 rue de Paradis. C’est la famille Cazal qui la dirigera jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Une fois la paix revenue, la faïencerie parfait ensuite les transformations qui ont été interrompues par la guerre et elle entreprend de grands travaux d’aménagement surtout auprès des canaux et des voies ferrées. C’est en 1922-1923 qu’est construit le grand bâtiment de la direction rue Poincaré. Cet immeuble est actuellement occupé par la mairie et le musée de la faïence de la ville. La production de carrelages s’intensifie et c’est en 1929-1930 que sera construit un grand magasin de carreaux et en 1930-1931 les bâtiments construits en 1880 seront rénovés et agrandis.

sarreguemines-1944

Sarreguemines détruit, vue aérienne

Pendant la Deuxième Guerre mondiale

En 1939, la ville de Sarreguemines est évacuée et la production des usines situées à Sarreguemines est de ce fait arrêtée. Des cadres et des ouvriers non mobilisés sont évacués sur Digoin.
Fin 1940 et jusqu’à 1940, la fabrique n° 4 de Sarreguemines est réactivée et placée sous séquestre allemande. En 1942 la faïencerie est achetée par Villeroy et rattachée au groupe des faïenceries Villeroy et Boch.

De 1945 à nos jours

 Le 11 décembre 1944, à la libération de la ville, les usines de la faïencerie sont malheureusement en ruine. Dès le 18 décembre, M. Jean Cazal et de M. Louis Christ procède à la remise en état des batiments. Progressivement, les anciens fours sont remplacés par des fours tunnels. Les bâtiments, les ateliers, les voies ferrées, les canaux, les routes et les ponts sont remis en état ou reconstruits.

Une nouvelle centrale thermique et un nouveau bâtiment pour les presses à carreaux sont construits. En 1955, Sarreguemines aura repris son rang parmi les grands faïenciers exportateurs.
Contrairement à sa grande rivale de Mettlach, l’entreprise ne saura assurer une reconversion de ses productions. Malgré le grand succès du pyroblanc, une porcelaine surtout destinée à la vaisselle pour la restauration. Le groupe passera donc sous le contrôle des faïenceries de « Lunéville Saint-Clément » en 1979. En 1982, le site de Sarreguemines prend le nom de « Sarreguemines bâtiment « .

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