Paul-Utzschneider

Faïencier Sarregueminois

Étiquette : sarreguemines

Les enfants Utzschneider

Paul Utzschneider, a eu 3 enfants :

Charles Joseph Utzschneider

Il est né à Sarreguemines le 1er mars 1813. Il est le premier enfant de Paul Utzschneider, le directeur de la faïencerie de Sarreguemines.De 1848 à 1851 il fut capitaine de la garde nationale de Sarreguemines et son frère Maximilien, membre. Le 13 juin 1849 il épouse Marie Anne Bataille avec qui il aura trois enfants.
Actionnaire et administrateur dans la société de son père il s’occupe également de la fabrication de la savonnerie et des allumettes chimiques.
C’est en 1864, qu’avec son frère Maximilien Joseph et son neveu Edouard Jaunez, qu’il devient co-créateur de la société de dallages  « Utzschneider & Edouard Jaunez ».  Les premières dalles sont d’une si Mauvaise qualité qu’il se retire de l’affaire peu après.
Il est  élu conseiller général, puis en 1872 maire de Sarreguemines. Il est ensuite  la même année pour avoir tenu des propos jugés trop francophile dans un discours.
Charles-Joseph Utzschneider décéda à Sarreguemines le 4 mars 1876.

Pauline Utzschneider

Pauline Utzschneider est le deuxième enfant de Paul Utzschneide. Elle a épousé Alexandre de Geiger qui reprendra d’ailleurs la direction de faïencerie Sarreguminoises. Elle a eu 3 enfants avec ce dernier. Paul de Geiger (1837- 1913), qui prendra la suite de son père, consolidant le succès de l’entreprise. Berthe de Geiger, (1839 -1905), qui épouse l’ingénieurEdouard De Jaunez qui lui-même participe à l’essor des Faïenceries de Sarreguemines. Et leur dernier enfantr Élisa de Geiger (1846-1926).

Maximilien Joseph Utzschneider

Il est né à Sarreguemines le 27 février 1818.
Maximilien est le troisième enfant de Paul Utzschneider.
Le 20 octobre 1840 il épouse Elise Adélaïde Couturier mais il divorce rapidement d’elle, le 10 septembre 1877 sans enfant. Il se remarie le 18 février 1880 avec Marie Louise Richstein, mère de deux enfants qu’il adopte.
Tout comme son frère il est actionnaire de la faïencerie et il participe à la gestion des sociétés de savonnerie et d’allumettes chimiques. Il possède un moulin à plâtre et élève des chevaux ainsi que des vers à soie.
En 1864 avec son neveu Edouard Jaunez et son frère Charles Joseph Maximilien participe  à la création de la société de dallages « Utzschneider & Edouard Jaunez ». Contrairement à son frère il ne quitte pas la société et participe même à son développement. Il décède à Neunkich le 29 novembre 1891.

L’histoire des manufactures de Sarreguemines

L’histoire des manufactures spécialisées dans la faïencerie à Sarreguemines est très compliquée car la ville est passé par la guerre.

L’entre-deux-guerres

Après le Premier conflit mondial, le 8 mars 1920, les deux groupes (français et allemand) décident alors de se réunir en une nouvelle société : « Faïenceries de Sarreguemines Digoin et Vitry-le-François » , le siège de cette nouvelle société est de ce fait situé à Paris, 28 rue de Paradis. C’est la famille Cazal qui la dirigera jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Une fois la paix revenue, la faïencerie parfait ensuite les transformations qui ont été interrompues par la guerre et elle entreprend de grands travaux d’aménagement surtout auprès des canaux et des voies ferrées. C’est en 1922-1923 qu’est construit le grand bâtiment de la direction rue Poincaré. Cet immeuble est actuellement occupé par la mairie et le musée de la faïence de la ville. La production de carrelages s’intensifie et c’est en 1929-1930 que sera construit un grand magasin de carreaux et en 1930-1931 les bâtiments construits en 1880 seront rénovés et agrandis.

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Sarreguemines détruit, vue aérienne

Pendant la Deuxième Guerre mondiale

En 1939, la ville de Sarreguemines est évacuée et la production des usines situées à Sarreguemines est de ce fait arrêtée. Des cadres et des ouvriers non mobilisés sont évacués sur Digoin.
Fin 1940 et jusqu’à 1940, la fabrique n° 4 de Sarreguemines est réactivée et placée sous séquestre allemande. En 1942 la faïencerie est achetée par Villeroy et rattachée au groupe des faïenceries Villeroy et Boch.

De 1945 à nos jours

 Le 11 décembre 1944, à la libération de la ville, les usines de la faïencerie sont malheureusement en ruine. Dès le 18 décembre, M. Jean Cazal et de M. Louis Christ procède à la remise en état des batiments. Progressivement, les anciens fours sont remplacés par des fours tunnels. Les bâtiments, les ateliers, les voies ferrées, les canaux, les routes et les ponts sont remis en état ou reconstruits.

Une nouvelle centrale thermique et un nouveau bâtiment pour les presses à carreaux sont construits. En 1955, Sarreguemines aura repris son rang parmi les grands faïenciers exportateurs.
Contrairement à sa grande rivale de Mettlach, l’entreprise ne saura assurer une reconversion de ses productions. Malgré le grand succès du pyroblanc, une porcelaine surtout destinée à la vaisselle pour la restauration. Le groupe passera donc sous le contrôle des faïenceries de « Lunéville Saint-Clément » en 1979. En 1982, le site de Sarreguemines prend le nom de « Sarreguemines bâtiment « .

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La période Paul de Geiger

Paul a eu la direction de la manufacture car son père Alexandre de Geiger lui a cédé après l’annexion de l’Alsace Moselle.  La fabrique emploie à ce moment 1800 ouvriers et elle se classe au premier rang des faïenceries de France tant par la qualité de ses productions que par son chiffre d’affaires.

La période Paul de Geiger

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Paul de Geiger

Dès 1859, Paul dirige l’usine numéro 2 de la manufacture, et en 1864 il prend la direction technique des trois usines de la rive gauche de la Sarre. Ensuite, en 1867 qu’il reprend la direction générale.

Lorsqu’il succède à son père, Paul doit faire face aux dures conséquences de la défaite française puis à la nouvelle situation qui en découle car très francophiles, les ouvriers et employés de la faïencerie sont nombreux à émigrer.

Pour réussir à gérer l’augmentation du prix de ses produits qui sont taxés à 15% en France, Paul décide en 1876 de construire une usine sur le territoire français. La construction se fait alors à Digoin en Saône et Loire, cette nouvelle unité de production débutera en 1877.
Un nouvel entrepôt est créé à Vitry-le-François dans la Marne. Les marchandises acheminées par chemin de fer ou par voie fluviale y sont reconditionnées et expédiées à leurs destinataires français.

Plus tard, Paul de Geiger fait construire à Saint-Maurice près de Sceaux, une petite fabrique appelée « Saint-Maurice à Paris ». On y produisait des poêles et aussi des pièces élaborées dans les ateliers de décorations parisiens.
En 1880, commence la production de « céramique du bâtiment ». Ce sera à partir de 1890 que la grande période des panneaux décoratifs commencera. Ceux-ci  vont orner des maisons et des bâtiments de par le monde. Les modèles sont alors produits à Sarreguemines ou à Paris dans l’atelier de la Porte Blanche.

Le 13 juin 1913, l’entreprise n’est plus obligé d’être allemande. C’est donc en ce jour qu’elle se divise en 2 groupes différents : Une société à responsabilité limitée allemande, « La Société Utzschneider et Compagnie » et une société anonyme française, « Les Etablissements céramiques Digoin, Vitry-le-François et Paris ».

Après sa mort

A la mort de Paul de Geiger, les usines de Sarreguemines seront donc dirigées par M. Max Jaunez et M. Joseph Wintergeist (co-directeurs) et M. Joseph Leclerc (partie administrative).

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Les débuts de la période Paul Utzschneider

 

Début de la faïencerie


Dans les années 1970, les frères Nicolas et Augustin Jacoby ainsi que Joseph Fabry installent une poterie dans la petite ville de Sarreguemines. Ils y emploient une vingtaine d’ouvriers. En 1799, Paul Utzschneider rachète les parts d’Augustin Jacoby à sa femme qui est devenue veuve. En 1800, Jacoby se retrouve dans un situation compliquée. La difficulté financière de Jacoby lui fait alors céder ses parts à Fabry et Utzschneider. La petite entreprise faïencière deviendra alors “Fabry Utzschneider et compagnie”.

La période Paul Utzschneider.

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Portrait de Paul Utzschneider

Grâce à son inventivité ainsi que ses connaissances techniques dans la faïencerie Paul va faire connaitre un essor fulgurant à la petite entreprise “Fabry Utzschneider et compagnie”. Pour cela il sera aidé par le blocus de l’Angleterre qui à cette époque est le premier fournisseur d’Europe.

En 1812, l’usine compte 160 ouvriers et 7 fours à bois. C’est aussi à cette période que la production des grès polis commence. Le grès polis imite les pierres dures ou colorées qui égalent ceux produits par Wedgwood.

C’est également sous la direction de Paul Utzschneider que les nouvelles terres apparaissent comme la terre carmélite tellement fine que l’on appellera « porcelaine rouge » de Sarreguemines. La terre d’Egypte (un grès brun très fin) et la terre de Naples (jaune). En 1828, la faïencerie produit ses tout premiers décors imprimés à partir de gravures sur cuivre. Cela connaitra un fort succès.

En 1836, il confie la direction de la faïencerie à son gendre, le baron Alexandre de Geiger. La manufacture à ce moment compte 300 ouvriers, 3 moulins et 7 fours. Les fours utilisent désormais la houille combustible car la houille est bien plus performante que le bois. L’usine a depuis son début beaucoup évoluer. Paul Utzschneider était vraiment inventif et plein d’idée pour faire grandir sa faïencerie. Son action à la tête de l’entreprise et ses créations lui vaudront la Légion d’Honneur en 1819 et de nombreux prix aux expositions nationales et régionales.

 

 

 

 

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